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25 mai 2016

La Ferme des animaux

littérature britannique,fantasy,George OrwellLa Ferme des animaux de George Orwell paru en 1984 chez Folio.
 
Je me suis rendue compte que je n’avais jamais lu La Ferme des animaux d’Orwell en lisant l’interview d’une réfugié nord-coréenne, c’est un sujet qui m’intéresse tout particulièrement en ce moment. Yeonmi Park déclare « Lire La Ferme des animaux m’a libérée de l’emprise de la dictature sur mes opinions. J’y ai retrouvé toutes les techniques utilisées par le régime pour contrôler la population – tout était dans le livre. Avant ce bouquin, j’étais persuadée que tout ce qui était étranger au régime ne pouvait qu’être maléfique ». Ce témoignage m’a marquée et à mon tour, je me suis plongée dans cette satire politique animalière.
 
Un cochon très âgé prédit qu’un jour la révolution aura lieu et que les animaux domineront le monde en partageant entre eux le fruit de leur labeur. L’occasion de faire la révolution se présente plus tôt que prévu. Ivre, le fermier a oublié de nourrir les animaux qui se rebellent et le chassent de la ferme.
 
Au début, les animaux s’organisent en comités, les décisions étant voté collégialement. Mais des dissensions apparaissent entre les deux cochons, Boule de Neige et Napoléon. Un jour, Napoléon évince Boule de Neige en le chassant grâce à des molosses qu’il a élevé en secret. Il prend alors le pouvoir et décrète que Boule de Neige est un traître et que quiconque s’oppose à lui, sera exécuté.
 
Petit à petit, la vie se durcit pour les animaux de la ferme, hormis pour les cochons, qui finissent par quitter l’étable pour habiter dans la maison des fermiers, commencent à pratiquer le négoce et à traiter les autres animaux comme des esclaves. Napoléon finit par pervertir totalement l’esprit de l’animalisme, la théorie philosophique inspirée au départ par Sage l’Ancien, le cochon âgé.
 
Le roman est bien sûr une critique du stalinisme si on le replace dans son contexte historique. Mais je comprends pourquoi Yeonmi a été touchée par cette lecture car on y retrouve tous les pires travers d’un régime totalitaire. C’est pourquoi, ce roman est – malheureusement – toujours d’actualité et un classique intemporel.
 
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22:55 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, fantasy, george orwell |

07 septembre 2015

Les Caprices de Miss Bennett

littérature britannique,humour,p-g wodehouseLes Caprices de Miss Bennett de P.G. Wodehouse paru en 2015 chez Les Belles Lettres.
 
Miss Bennett cherche son preux chevalier. Elle pensait l’avoir trouvé en la personne d’Eustache Highnett dont les poésies l’avaient charmée mais celui-ci ne s’est pas présenté le jour du mariage. Pour empêcher cette union, la mère d’Eustache lui avait caché tous ses pantalons. Miss Bennett a donc rompu les fiançailles.
 
Sur le transatlantique qui l’emmène en Angleterre, elle rencontre Sam Marlowe qui se trouve être le cousin d’Eustache. Pour elle, Sam est l’homme idéal car il est si courageux qu’il a plongé du paquebot pour sauver un homme tombé d’une chaloupe dans le port de New York (en fait, Sam a été bousculé…). Alors qu’elle est accompagnée de Bream Mortimer qui l’aime en silence depuis l’enfance, Miss Bennett se fiance une nouvelle fois, avec Sam cette fois-ci.
 
Mais cette demoiselle a une idée très précise de la personnalité qu’elle désire chez un fiancé et la traversée de l’Atlantique est suffisamment longue pour qu’elle change d’avis à nouveau !
 
Avec ce vaudeville écrit en 1922, on retrouve tout l’humour de P.G. Wodehouse qui pétille comme une coupe de champagne. C’est léger, un peu frivole mais tellement drôle. L’auteur qui est aussi le narrateur agit dans le récit et regarde ses personnages d’un œil malicieux.
 
Pour moi, P.G. Wodehouse est la quintessence de l’humour anglais, une référence en la matière !
 
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10:04 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, humour, p-g wodehouse |

29 août 2015

Derniers jours

littérature britannique,roman fantastique,adam nevillDerniers jours d’Adam Nevill paru en 2014 chez Bragelonne.
 
Kyle Freeman est documentariste. Avec son cameraman Dan Harvey, ils ont l’habitude de travailler avec un budget très serré sur une période de temps très courte, c’est ce que l’on appelle le cinéma guérilla. Malheureusement, même si ses films ont été reconnus par la critique, Kyle se retrouve dans une situation financière délicate.
 
C’est pourquoi l’offre de Max Solomon va lui sembler un cadeau du ciel ! Certes le tournage est dense, onze jours seulement ; certes le planning est déjà prévu, pas de temps pour faire des repérages et Kyle ne choisit pas totalement l’angle de son sujet. Mais malgré tout ça, il reçoit 100 000 livres et il a le contrôle créatif. C’est une chance inespérée pour lui.
 
Ce Monsieur Solomon qui, jusqu’ici avait fait fortune dans les livres et les vidéos de développement personnels, souhaite que Kyle tourne un documentaire sur une secte créée par un gourou qui se faisait appeler sœur Katherine. Les membres de cette secte sont morts dans les années 70 aux États-Unis mais d’anciens adeptes clament qu’elle pouvait entrer en contact avec des esprits.
 
Kyle et Dan commencent par interroger une des premières adeptes lorsque la secte était encore en Grande-Bretagne et des événements étranges vont rapidement se manifester car tous les lieux où cette secte s’est établie sont manifestement hanté. Mais Kyle et Dan doivent se dépêcher car les anciens adeptes meurent rapidement dans des circonstances troublantes.
 
De livre en livre, Adam Nevill commence a vraiment développer un style et des sujets qui lui sont propres. L’idée de la secte est brillante et l’intrigue est riche et palpitante. Les phénomènes paranormaux s’accumulent pour atteindre un final que j’ai trouvé parfait. Beaucoup de frisson et un peu de gore : un bon cocktail pour ce roman de genre d’un auteur qui va bientôt devenir un incontournable dans la littérature fantastique contemporaine !
 
Vivement que tous ses romans soient traduits…
 
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18:14 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, roman fantastique, adam nevill |

30 avril 2015

Le Prestige

littérature britannique,science-fiction,Christopher PriestLe Prestige de Christopher Priest paru en 2006 chez Folio.
 
Andrew Westley est journaliste. Il est envoyé enquêter sur une histoire de secte dans le nord de l’Angleterre. Cela s’avère être une fausse piste, Kate Angier est la personne qui souhaitait le rencontrer car elle a des choses à lui apprendre sur un de ses ancêtres, Alfred Borden et sur le sien, Rupert Angier.
 
À la fin du 19ème siècle, ces deux prestidigitateurs de talent sont acclamés par les foules. Ils étaient aussi de farouches ennemis et n’ont eu de cesse, tout au long de leur carrière, d’essayer de saboter les tours de l’autre. Cette rivalité repose d’abord sur deux conceptions de la magie différentes puis des drames vont alimenter leur haine sans merci.
 
Andrew Wesley, né Nicky Borden, a été adopté très jeune et ne se souvient pas de son enfance avant cela. Il est persuadé depuis toujours d’avoir un frère jumeau quelque part, il le ressent dans sa chair et dans son esprit. Kate l’a connu quand il était encore Nicky Borden alors qu’elle n’était guère plus âgée que lui et pourrait avoir des réponses quant à l’existence de ce jumeau qu’aucun registre officiel ne confirme. Andrew lit donc l’autobiographie de son ancêtre puis le journal de Rupert Angier où l’on découvre en même temps que lui leur lutte pour écraser l’autre en ayant le meilleur tour de magie. Pour cela, Rupert Angier dépense une fortune en faisant appel à Nikola Tesla.
 
Ce roman est époustouflant, il y a un grand soin apporté à la construction de la narration mais aussi aux personnages de Borden et Angier. L’histoire peut paraitre alambiquée dans les cent premières pages mais peu à peu, tout s’éclaire et l’attention se concentre sur l’intrigue qui arrive à son point d’orgue dans les derniers chapitres.
 
En découvrant le journal d’Angier après avoir lu celui – assez étrange de Borden – on comprend mieux les omissions de celui-ci mais aussi les malentendus qui ont alimentés leur inimitié. Ce roman évoque avec brio l’idée du double et de la quête d’identité.
 
Le côté science-fiction est très subtil et ce roman pourrait donc plaire à de nombreux lecteurs qui ne sont pas enclins habituellement à lire des romans de ce genre. L’auteur a reçu un prix pour ce roman – largement mérité.
 
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Ce roman a également fait l’objet d’une adaptation au cinéma en 2006 par Christopher Nolan dont voici la bande-annonce : 

Le Prestige
Le Prestige Bande-annonce VO

17:25 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, science-fiction, christopher priest |

22 avril 2015

Le Rituel

littérature britannique,roman fantastique,adam nevillLe Rituel de Adam Nevill paru en 2013 chez Bragelonne.
 
Luke, Hutch, Phil et Dom ont tous la trentaine et se connaissent depuis l’Université. Quelques mois plus tôt, au mariage de Hutch, ils décident de faire une randonnée en Suède. Luke et Hutch en font souvent alors que Phil et Dom auraient préféré des vacances plus luxueuses à l’étranger car leurs finances leurs permettent ce genre de voyage. Phil et Dom ne sont d’ailleurs absolument pas préparés à une excursion d’une semaine de ce type ni de par leur équipement ni même physiquement. Rien d’étonnant donc à ce que dès la première journée, Dom se foule le genou.
 
Hutch, qui dirige le groupe, décide de changer leur itinéraire et de prendre un raccourci par la forêt du parc national. Au moins, ils seront à l’abri du crachin qui ne cesse de tomber depuis leur départ. Les quatre amis crapahutent dans cette forêt qui est beaucoup plus dense qu’ils ne l’imaginaient quand ils tombent sur le corps d’un animal dépecé, accroché en hauteur dans un arbre. Le spectacle est effrayant et ils se perdent en conjecture sur la présence d’une carcasse disposée de telle façon dans une forêt en Europe !
 
Plus loin, alors que Phil et Dom sont littéralement épuisés par leur marche, ils aperçoivent une cahute dont ils forcent la porte pour être enfin au sec. À l’intérieur, ils découvrent de nombreux crucifix accrochés aux murs et dans le grenier une créature empaillée qui mélange les corps d’un bouc, d’un homme gigantesque et d’un taureau. La nuit alors qu’ils tentent de se reposer enfin, tous font un cauchemar très vivace où ils sont poursuivis par un prédateur immense et très rapide. Épouvantés par ce cauchemar qui ressemble à une transe, les quatre amis s’enfuient de la maison et suivent un chemin qui les mène à une ancienne église où des restes humains sont entassés. La décision est prise, ils camperont plus loin car la nuit tombe et Luke, le lendemain matin, partira seul pour aller chercher de l’aide.
 
Mais dans la nuit, Hutch est attaqué et est enlevé. Ils retrouveront son corps non loin de là, accroché dans un arbre… Maintenant, les trois survivants n’ont plus qu’une idée en tête, s’échapper le plus vite possible de cette forêt qui abrite un monstre bien décidé à jouer avec ses proies avant de les achever !
 
J’avais été assez déçu par le précédent roman d’Adam Nevill, Appartement 16, que je trouvais pas très original. Ici, rien de tout cela : aucun ennui, de l’action, des personnages plus fouillés et un rebondissement inattendu m’ont enchanté ! L’auteur a très bien rendu l’atmosphère inquiétante de cette forêt dans laquelle ils se perdent et l’angoisse qu’ils éprouvent lorsqu’ils se rendent compte qu’ils sont traqués.
 
Les attitudes des personnages évoluent tout au long du livre : ils s’engueulent quand ils comprennent qu’ils sont perdus, les failles de chacun sont révélées au grand jour et se soutiennent dans l’adversité allant jusqu’au bout d’eux même.
 
C’est un très bon roman que je recommande aux amateurs de lecture horrifique. Adam Nevill s’avère peut-être être un auteur de roman fantastique et d’horreur à retenir finalement !
 
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21 octobre 2014

Jack Glass

littérature britannique,science-fiction,Adam RobertsJack Glass : l’histoire d’un meurtrier d’Adam Roberts paru en 2014 chez Panini Books.
 
Dans le futur, la Terre est devenue la résidence secondaire d’hommes et de femmes très riches, le Système solaire est dominé par les Oulanov associés à cinq clans. Les Oulanov ont apporté la paix après des périodes de guerres mais cette paix est faite au détriment du peuple qui vit dans des bidon-bulles autour du Soleil, subissant la férule de la Lex Oulanova, appliquée avec force par la police et les gongsis, les corporations marchandes. Car l’homme n’a aucune valeur, ils sont tellement nombreux à vivre de rien ou presque pour permette à une petite élite de s’enrichir et toute sédition est sévèrement réprimée.
 
Jack Glass est un meurtrier mais c’est surtout un révolutionnaire. Dans ce roman, il est le fil conducteur au cœur de trois histoires où on le découvre d’abord sur un astéroïde prison. Il a été enfermé au cœur de cet astéroïde avec six autres prisonniers et ils vont cohabiter là pour 11 ans, la durée de leur peine. Lors de ces 11 ans, ils vont devoir creuser pour trouver de l’eau et de l’oxygène s’ils veulent vivre, s’organiser pour faire pousser leur pitance et surtout ne pas s’entretuer dans ce petit espace clos.
 
L’avantage d’utiliser des prisonniers, c’est qu’au terme de la sentence, la corporation qui a acquis leur condamnation aura un astéroïde creusé, prêt à être transformé en maison d’habitation luxueuse après avoir été remorqué près du Soleil. Jack Glass a été envoyé dans cette prison sous un faux nom pour des raisons politiques, il sait bien qu’il n’a que quelques mois avant que les autorités ne se rendent compte de l’erreur commise et ne reviennent le chercher pour le torturer et révéler ses secrets car Jack Glass est l’ennemi n°1 du Système solaire. Alors il doit à tout prix s’échapper mais comment faire lorsqu’on est enfermé avec six hommes ultra-violents sur un rocher au beau milieu de l’espace sans équipement adapté ? C’est la première énigme de ce roman.
 
La deuxième énigme a lieu sur Terre. Eva et sa sœur Diana, une adolescente de 16 ans, sont les filles des deux chefs du clan Argent, proche du pouvoir en place. Ces jeunes filles ont toujours eu une existence très confortable. Diana qui aime tant résoudre les énigmes dans son univers virtuel, va enquêter pour de vrai alors qu’elle et sa sœur sont en villégiature sur ce qui était autrefois la côte méditerranéenne.
 
Un serviteur est assassiné dans la maison des domestiques, cette maison se trouve dans une propriété complétement fermée et surveillée attentivement. Il n’y a eu aucune intrusion extérieure et pourtant un homme est décédé, frappé à mort. Tous les domestiques sont alors arrêtés mais il paraît hautement improbable que ce soit l’un d’entre eux qui ai commis ce meurtre car l’arme du crime est une masse particulièrement lourde et aucun des serviteurs n’a assez de force pour le soulever, tous étant né et ayant grandi dans l’espace, ils ne sont pas habitués à la gravité qui les affaibli énormément et c’est leur premier séjour sur Terre. Alors que sa sœur Eva se concentre sur sa thèse sur les Champagne Supernovae, Diana – aidée de son précepteur Iago – se fait fort de trouver le meurtrier grâce à ses capacités de déduction hors du commun.
 
Dans la troisième énigme, Jacq Glass est dans sa maison-bulle dans l’espace, il est sur le point d’être arrêté par Bar-le-Duc, un policier qui le traque depuis de nombreuses années. Soudainement, Bar-le-Duc est vaporisé sous les yeux des témoins. Aucune des personnes présentes n’a tiré, pourtant l’homme est bien mort. D’où vient le coup fatal et qui en est l’auteur ?
 
J’ai adoré ce roman de science-fiction alors que c’est un genre que je n’apprécie guère surtout quand l’auteur parle de voyages dans l’espace, de robot et autres… Pourtant ici, à travers les trois histoires de l’auteur, j’ai été fascinée par le monde qu’il décrit. J’ai trouvé l’ensemble si cohérent et si intéressant que je suis resté sur ma faim une fois le roman achevé car j’aurais aimé découvrir plus de chose.
 
Ce roman est également très bien écrit et fait preuve d’une grande originalité. Le seul bémol que je mettrais est que les intrigues des trois histoires sont inégales. La première histoire est passionnante même si elle est très dure, la deuxième est plus amusante grâce aux relations entre Diana et Iago, la troisième est la plus faible à mes yeux.
 
J’ai eu un peu de mal à rentrer dans le roman au début mais c’est dû à mon manque d’habitude concernant la lecture de SF : je n’arrivais pas à visualiser le contexte. Mais une fois cet écueil passé, je ne peux que reconnaître et admirer le talent de l’auteur, récompensé à juste titre pour ce roman qui m’avait d’abord tapé dans l’œil du fait de sa superbe couverture.
 
Je suis bien contente de ne pas être passée à côté de ce livre et j’espère maintenant convaincre d’autres lecteurs de le lire, qu’ils aiment la SF ou pas !
 
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littérature britannique,science-fiction,Adam Roberts

08:09 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, science-fiction, adam roberts |

05 septembre 2014

Charivari

littérature britannique,humour,Nancy MitfordCharivari de Nancy Mitford paru en 2011 chez Christian Bourgois (existe aussi en poche).
 
Noel Foster et son ami Jasper Aspect décident de passer l’été à la campagne ou plus exactement, Noel ayant hérité d’un petit pécule décide de passer l’été à la campagne en vue de trouver une riche héritière et Jasper, qui manque toujours d’argent, s’invite au voyage.
 
Les voilà donc arrivés à Chalford, un village où réside Eugenia Malmains, une des plus riches héritières de Grande-Bretagne. Sauf qu’Eugenia est, certes, belle et jeune mais est surtout très engagée en politique et un peu « fofolle ». Le parti pour lequel elle milite activement est l’Union Jack, un parti fasciste dirigé par le Capitaine auquel elle voue une admiration sans borne. La séduire s’avère donc très compliqué car Eugenia est à mille lieues de toutes considérations matrimoniales !
 
Dans l’auberge où ils séjournent, Noel et Jasper font la connaissance de deux jeunes femmes mystérieuses qui se sont inscrites sous de faux noms. Il s’agit en fait de Lady Marjorie Merrith et de sa meilleure amie, Poppy St Julien. Lady Marjorie s’est enfuie avant son mariage n’étant pas amoureuse du duc avec lequel elle était fiancée. Pour Noel et Jasper, voilà une nouvelle riche héritière qui apparaît à leur côté mais celle-ci ne leur porte aucune attention.
 
Pendant que Jasper et Poppy (qui est mariée) flirtent, Noel, lui, tombe amoureux de la beauté locale, Mrs Lace, dont l’époux ne s’intéresse qu’aux vaches ! Dans le but de créer une opportunité à de futurs rapprochement, Jasper convainc la grand-mère d’Eugenia d’organiser une petite reconstitution historique et une fête au château. C’est à cette occasion que Lady Marjorie rencontre un notable local, Mr Wilkins, dont elle tombe follement amoureuse et qu’elle espère bien épouser.
 
Ce roman très léger de Nancy Mitford nous en apprend beaucoup sur sa famille, une famille aristocratique anglaise très fascinante… Si Nancy est connue pour ses ouvrages, on ne peut oublier que ses sœurs Diana et Unity étaient de ferventes fascistes, Diana ayant épousé Sir Oswald Mosley après avoir divorcé et Unity étant devenue une groupie d’Hitler après l’avoir rencontré en Allemagne avant la déclaration de guerre entre la Grande-Bretagne et l’Allemagne. Pour l’anecdote, une des sœurs de la famille Mitford était communiste !
 
Nancy s’est donc beaucoup inspirée de son entourage pour écrire cette comédie qui rappelle les romans de P.G. Wodehouse, à tel point que cela à générer des tensions entre Nancy, Diana et Unity. En dehors de ces aspects autobiographiques, ce roman est un délice à lire car merveilleusement bien écrit et dont l’humour ne laisse pas indifférent.
 
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Pour en découvrir plus sur les sœurs Mitford, je vous recommande chaudement la lecture de ce livre d’Annick Le Floc’hmoan, Ces extravagantes sœurs Mitford : une famille dans la tourmente de l’histoire paru chez J’ai lu en 2003.

13:00 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, humour, nancy mitford |