Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07 mai 2015

Le Mystère de la Maison Aranda

littérature espagnole,roman policier,roman historique,Jerónimo TrístanteLe Mystère de la Maison Aranda de Jerónimo Trístante paru en 2009 chez Phébus (existe aussi en poche).
 
Victor Ros est un jeune sous-inspecteur à Madrid où il revient après un coup d’éclat qui lui a valu les honneurs de la presse et les félicitations de ses supérieurs. Malheureusement, son arrivée coïncide avec l’enterrement de son mentor, un homme qui est à l’origine de son choix de carrière.
 
Victor a déménagé enfant avec sa mère à Madrid. Le foyer est pauvre et Victor traine avec des voyous et débute comme pickpocket. Don Armando Martinez, un sergent de police remarque que ce jeune garçon, qui aime lire et dispose d’une intelligence et de capacités de déduction peu communes, ferait un très bon policier. Et c’est pour cela, que Victor et son collègue, l’inspecteur don Alfredo sont envoyé enquêter sur une affaire très étrange. Une jeune épouse a, dans une sorte de transe, tenté d’assassiner son époux, reproduisant un évènement qui a eu lieu il y a dix ans dans les mêmes circonstances, dans la même maison. Encore plus bizarre, une femme a tué son mari cinquante ans auparavant avec le même mode opératoire. Déconcertant et effrayant… La Maison Aranda serait-elle hantée ?
 
Pour Victor, ce sont des sornettes ! Il y a forcément une explication logique à cet évènement et il se fait fort de la démontrer. Mais le milieu dans lequel il intervient est un milieu très aisé, proche du pouvoir. Difficile pour lui, jeune inspecteur aux idées libérales d’obtenir des réponses à ses questions de la part de gens qui gardent tout pour eux par peur du scandale. Parallèlement à cela et à l’opposé pourrait-on dire, Victor enquête à ses heures perdues sur les meurtres de plusieurs prostituées. Il est choqué que leur sort n’intéresse pas les autorités mais lui-même ne s’investit dans cette affaire que parce que la prostituée qu’il fréquente lui a demandé d’intervenir. Les deux affaires sont complexes : d’un côté ce qu’une personne cherche à faire passer pour une possession chez des aristocrates à des fins inconnus et de l’autre, un tueur en série qui s’acharnent sur des femmes mise au banc de la société.
 
L’auteur décrit à merveille le Madrid de la fin du 19ème siècle ainsi que l’effervescence intellectuelle de cette époque. Par contre, j’ai trouvé que les personnages étaient trop tranchés et que, fatalement, les qualités du héros sonnent faux et ses méthodes pour résoudre l’enquête sont un peu trop en avance sur leur temps pour que l’ensemble n’apparaisse pas bancal.
 
De plus, Jerónimo Trístante a tendance à répéter les motivations de ses personnages. Par peur qu’on ait oublié les traits de caractères décrits vingt pages avant peut-être ? C’est assez pénible… Donc, globalement, je dirais que sur la base très classique d’un whodunit, l’auteur ne tente rien de nouveau et triture tellement ses intrigues pour arriver à leurs conclusions avec des rebondissements, je le concède, qu’il flirte avec les anachronismes.
 
Le roman policier est une horlogerie fine et là, on est vraiment dans un travail très grossier mais ça se laisse lire quand même !
 
Vous voulez en lire un extrait ?
littérature espagnole,roman policier,roman historique,Jerónimo Trístante

11 février 2012

Les Aventures miraculeuses de Pomponius Flatus

littérature espagnole,humour,Eduardo MendozaLes Aventures miraculeuses de Pomponius Flatus de Eduardo Mendoza paru en 2009 chez Le Seuil (aussi disponible en poche).

Nous sommes au 1er siècle de notre ère. Pomponius Flatus, philosophe et naturaliste, décide de partir vers le Moyen-Orient afin de trouver une source miraculeuse qui, parait-il, procure la sagesse. Mais en buvant ce qu’il pense être l’eau de cette source, tout ce qu’il récolte c’est un phénoménal embarras gastrique qui fait dire aux nomades, qui le recueillent bien mal en point, d’arrêter de boire des immondices !

Après diverses péripéties, il arrive en Galilée avec une légion romaine chargée de mettre à exécution une sentence. En effet, à Nazareth, le charpentier local est accusé d’avoir assassiné un notable de la ville. Il va donc être crucifié mais il y a un petit problème, il n’y a qu’un seul charpentier dans la ville. Le condamné doit donc fabriquer l’instrument de son propre supplice.

Pendant ce temps-là, le fils du charpentier, un petit garçon nommé Jésus, vient trouver Pomponius et l’engage comme détective afin que celui-ci prouve l’innocence de son père, Joseph.

On est pris d’hilarité incontrôlable à la lecture de ce roman irrévérencieux. Avec beaucoup d’érudition, l’auteur mélange plusieurs genre : le roman policier à énigme, le roman historique, le roman épistolaire et la farce tout en parsemant son récit de clins d’œil au lecteur contemporain. Le seul inconvénient de tant d’érudition, c’est que ça m’a obligé à puiser dans mes souvenirs de catéchisme pour ne pas passer à côté du décalage du récit et de son humour farfelu !

Vous voulez en lire un extrait ?
littérature espagnole,humour,eduardo mendoza

02:07 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature espagnole, humour, eduardo mendoza |

16 octobre 2008

La Théorie des cordes

La Théorie des cordes.jpgLa Théorie des cordes de José Carlos Somoza paru en 2007 chez Actes Sud.

En 2015, Elisa Robledo est professeur de physique dans une université madrilène. Pour tous ses collègues, Elisa est un mystère car comment se fait-il qu’une jeune femme aussi belle qu’intelligente, promis à un grand avenir dans son domaine, se retrouve-t-elle à enseigner à des ingénieurs plutôt quand dans une grande université réputée mondialement ? C’est dix ans plus tôt que se trouve la réponse. À cette époque, Elisa suit un séminaire de physique théorique ouvert à l’élite de cette discipline. Le cours est donné par David Blanes, auteur d’une thèse très controversée sur la théorie des cordes. Cet homme espère ouvrir les cordes du temps pour voir le passé. Pour les physiciens du monde entier, c’est impossible. Pourtant, en secret, un groupe industriel paramilitaire finance les recherches de Blanes et Elisa est recrutée sur ce projet. Mais en jouant ainsi avec les lois de la physique, les chercheurs libèrent quelque chose, quelque chose de violent, résolu à assassiner dans la plus extrême souffrance toutes les personnes qui ont participé à ces expériences d’apprentis sorciers.

J’aime : le sujet assez pointu qui sert de cadre à un thriller qui louche vers la science-fiction que l’on a du mal à lâcher tant on a envie de savoir qui est ou ce qu’est le tueur.

J’aime pas : une fois, l’énigme révélée, le roman perd de son intérêt, apparaît finalement bancal et dont les personnages sont assez plats.

Un roman de Somoza décevant. De cet auteur je conseillerais plutôt la lecture de son admirable Clara et la pénombre, un grand roman de littérature espagnole contemporaine, très inventif, parfaitement maîtrisé et à l’écriture magnifique.

22:30 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature espagnole, thriller, josé carlos somoza |