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29 novembre 2011

Love masala

littérature indienne,chick litLove masala de Advaita Kala paru en 2009 chez Marabout.

À presque 30 ans Aisha Bhatia est célibataire et travaille comme réceptionniste dans un palace. Elle aime bien sortir avec ses copines dans des bars, aller en discothèque, se retrouver entre amis. Elle aime la mode, en particulier les chaussures même si physiquement, elle se trouve trop enveloppée, ce qu’elle essaye de combattre à coup de régimes et de visites sporadiques à la gym espérant trouver le grand amour un jour.

Bref, elle vit la vie qu’une jeune fille moderne, urbaine. Sauf qu’elle vit en Inde, à New Dehli et être une jeune femme célibataire est quelque chose de nouveau dans ce pays où les traditions séculaires dirigent la vie des habitants et où le mariage est une affaire très sérieuse.

Une chick lit’ où l’on retrouve une héroïne à la Bridget Jones mais avec cette touche en plus qu’est l’Inde. On voit alors que ces jeunes filles urbaines se trouvent prises entre deux opposés, la vie à « l’occidentale » et le respect des usages coutumiers.

Difficile de concilier ce que l’on attend de vous et  qu'on espère trouver l’Amour quand on s’unit habituellement grâce à des marieurs professionnels, ces mariages arrangés étant considérés plus stables que ceux fondés uniquement sur l’inclinaison et tant pis si les époux ne se connaissent ni s’apprécient mutuellement, bref, un pays où le divorce est presque inexistant et où l’on considère que les jeunes femmes libérées ont forcément des mœurs dissipées.

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11:58 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature indienne, chick lit, advaita kala |

29 mars 2008

Le Seigneur de Bombay

841913358.jpgLe Seigneur de Bombay de Vikram Chandra paru en 2008 chez Robert Laffont.

Les premiers mots qui viennent quand on termine ce roman c’est « Ouf ! Enfin… ». Car c’est vraiment un très gros roman, plus de 1 000 pages, ça a de quoi décourager. Mais ça serait dommage car c’est un roman passionnant et très dense.

Deux histoires se déroulent en parallèle tout au long du récit. Il y a d’abord celle de Sartaj Singh, un modeste inspecteur de Bombay. Il est sikh, divorcé et fils de policier. Sa route croise celle de Ganesh Gaitonde, un roi de la pègre. Celui-ci vit caché dans un bunker en plein cœur de Bombay alors qu’il est recherché par la police indienne. Sartaj est prévenu de sa présence par un informateur anonyme. Arrivé sur les lieux, il commence à discuter avec Ganesh par l’interphone en attendant le bulldozer qui permettra à la police d’investir le bunker. Une fois à l’intérieur, Sartaj découvre deux corps. Celui d’une femme et celui de Ganesh. Il a abattu cette femme avant de se suicider. Comme alors la deuxième histoire, celle de Ganesh. C’est le récit de son ascension dans le monde de la mafia de Bombay. Sartaj va enquêter sur les circonstances de la mort de Ganesh et essayer de répondre à cette question : pourquoi Gaitonde s’était-il construit un abri anti-atomique dans Bombay ?

Le roman évoque l’Inde sans faire de concession, on y voit la corruption qui gangrène les institutions, les trafics à tous les niveaux, les tensions religieuses, la pauvreté, la prostitution. On va des taudis de Bangladeshi aux appartements d’acteurs de Bollywood. C’est le portrait de l’Inde moderne mais Chandra revient également sur la partition de l’Inde et sur la conservation de pratiques féodales dans certaines provinces.

La lecture de ce livre est malgré tout ralentie par l’utilisation de nombreux termes en hindi, qui, certes, font « couleur locale » mais oblige à se reporter fréquemment – trop fréquemment – au (très) important glossaire situé en fin d’ouvrage. De plus, j’ai eu l’impression que, parfois, certaines notions étaient assez complexes pour quelqu’un qui ne connaît pas du tout la civilisation indienne et que, aussi captivant soit-il, ce roman embrouille un peu le lecteur.

07:04 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature indienne, roman policier, vikram chandra |

11 novembre 2006

A découvrir

medium_swarup.jpg Les Fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire de Vikas Swarup paru en 2006 chez Belfond.

Contrairement à ce que le titre pourrait laisser supposer, ce livre n’est pas une farce. Il est même beaucoup plus profond qu’il n’y paraît tout en étant drôle et touchant. Le personnage principal s’appelle Ram Mohammad, un orphelin adopté bébé par un couple indien, Monsieur et Madame Thomas qui ont dû le garder moins d’une semaine et dont il héritera pourtant du nom de famille. Ils ont alors refilé le bébé au pasteur de l’église qui pour apaiser les sensibilités des divers communautés religieuses lui donna un prénom hindou et un prénom musulman. Devenu jeune homme, Ram participe à un jeu télévisé intitulé « Qui va gagner un Milliard », copie presque conforme de « Qui veux gagner des Millions ». Ram gagne mais alors, la production – des gens dont la malhonnêteté défie toute concurrence – refuse de la payer. Il n’était pas prévu dans le script de l’émission d’un jeune serveur, orphelin, inculte, touche le jackpot le jour même de la première.

Chaque chapitre de ce roman correspond à un palier du jeu et donc à une question car ram doit prouver avec son avocate qu’il n’a pas triché et que, si incroyable que cela puisse paraître, il connaissait les réponses. Ces réponses à ces questions se trouvent dans son passé. Il pense avoir eu de la chance, non pas de connaître les réponses, mais plutôt qu’ils lui posent les questions qui ont, à chaque fois, eu un rapport avec sa vie passée. Ram est un garçon intelligent, sensible et qui a une bonne mémoire. Sa pauvreté l’a amené à exercer de nombreux métiers : domestique chez une ancienne star de Bollywood, chez un diplomate australien, guide au Taj Mahal, barman…

L’histoire se présente donc comme une sorte de conte, chaque anecdote renvoie à la société indienne actuelle, à sa splendeur avec les acteurs de Bollywood ou la noblesse des maharanis mais aussi à la misère du peuple, la prostitution, le vol…

Le titre l’annonce dès le départ, l’histoire finit bien mais entre-temps, on en aura appris plus qu’on ne le pensait sur l’Inde d’aujourd’hui.

19:25 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature indienne, vikas swarup |