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20 mars 2013

In the Clothes Named Fat

mangaIn the Clothes Named Fat de Moyoco Anno paru en 2006 chez Kana « Made in » (1 volume).

Noko est une jeune femme, employée de bureau, qui est en surpoids. Ses collègues de travail ne manque pas une occasion pour l’humilier à ce propos. Noko s’en accommode tant bien que mal, trouvant refuge dans la nourriture et, surtout, dans les bras de son petit-ami, Saitô.

Un jour, elle surprend Saitô avec une collègue, Mayumi, dans la rue et ils semblent très intimes. Cette découverte la plonge dans un tel désespoir qu’elle engloutit de plus en plus de nourriture et Saitô, écartelé entre sa relation avec Noko qui est assez confortable pour lui puisqu’il se sent supérieur à elle et entre Mayumi qui est une jeune femme autoritaire, au sex appeal agressif, finit par délaisser Noko.

Celle-ci pense que Saitô s’éloigne d’elle car elle le dégoûte, elle se rend alors dans un institut pour consulter une diététicienne et entamer un régime. N’arrivant pas à perdre suffisamment de poids, elle commence à se faire vomir, tombant dans l’engrenage de l’anorexie et de la boulimie.

D’un point de vue professionnel, la situation est au plus mal. Noko a tendance à laisser les autres la maltraiter sans rien dire, elle endosse la responsabilité d’une faute et se retrouve mise au placard. Maigrir devient alors une obsession et elle est persuadé qu’une fois mince, elle pourra reconquérir son petit-ami et retrouver son poste. Mais c’est à l’hôpital qu’elle finira…

Un manga sur un sujet difficile abordé avec beaucoup de sensibilité et de justesse par l’auteur. Noko est un personnage qui souffre énormément de ne pas être dans la norme dans un monde où la différence physique est condamnée par la société. Il faut être dans le moule : ni trop gros, ni trop maigre pour espérer pouvoir échapper aux railleries et aux commentaires désobligeants.
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09:08 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : manga |

19 novembre 2012

Monster

mangaMonster de Naoki Urasawa paru en 2001 chez Kana « Big Kana » (18 volumes).

En 1986 à Düsseldorf dans ce qui était encore l’Allemagne de l’Ouest, un japonais, Kenzô Tenma est un brillant neurochirurgien promis à un bel avenir, fiancé à la fille du directeur de l’hôpital. Si son travail est de sauver des vies, il comporte aussi une part obscure qui ne lui plaît pas : toutes les vies ne sont pas égales entre elles. Il a d’abord accepté cet état de fait et soigné un chanteur d’opéra très connu.

Malheureusement, un homme arrivé avant est décédé faute de soins appropriés qu’auraient pu lui apporter Tenma. Pour éviter cela et combattre une situation qu’il réprouve, le Dr Tenma, quand on lui amène un jeune garçon blessé par balle à la tête, décide d’intervenir alors que le directeur veut le voir opérer le maire de la ville arrivé après avec une tumeur cérébrale. Le maire décédera. Le garçon vivra.

Mais cette décision va être lourde de conséquence pour le Dr Tenma. Il est tout d’abord rétrogradé par le directeur de l’hôpital qui lui mène la vie dure, sa fiancée rompt avec lui, ses collègues qui le courtisaient comme étant le grand favori du directeur, se détournent de lui. Mais pour Tenma, ça n’a pas d’importance, sa carrière est peut-être fichue, il n’aura plus d’avancement, aucune lettre de recommandation s’il décide de quitter l’hôpital mais au moins, il redécouvre le vrai sens de son métier : sauver des vies et non pas sélectionner ceux qui méritent de vivre ou non.

Mais qui est vraiment le garçon qu’il a sauvé ? Pourquoi ses parents adoptifs sont-ils assassinés ? Pourquoi sa sœur jumelle est dans un tel état de choc qu’elle ne fait que répéter un mot, « tuer » ? C’est à ce garçon dans le coma que le Dr Tenma se confie dans un moment de colère et souhaite voir disparaître le directeur et ses courtisans. Peu de temps après, le directeur, le chef de chirurgie et le chef du bloc opératoire décèdent, empoisonnés pas des bonbons. Le garçon et la fille disparaissent au même moment. Le Dr Tenma est nommé responsable du service de chirurgie, le directeur n’étant plus là pour faire obstacle.

Le temps passe. 1995, le Dr Tenma opère un homme que la police veut à tout prix interroger. Il aurait un lien avec une série de meurtres de couples d’âge mûr qui on eu lieu dans toute l’Allemagne. Cet homme essaye d’échapper à quelqu’un, quelqu’un qu’il appelle « Monster ». Tenma essaye de sauver son patient mais « Monster » l’assassine sous ses yeux. Il reconnaît alors en l’assassin, ce jeune garçon, Johann, qu’il a sauvé 10 ans plus tôt.

Un policier fédéral commence alors à soupçonner Tenma d’être le meurtrier. Il aurait tué le directeur de l’hôpital, les couples, son patient tout en accusant un homme imaginaire, le fameux Johann. Tenma s’enfuit des mains de la police pour retrouver Johann et sa sœur Nina. Il va alors essayer de comprendre le mystère qui entoure Johann et Nina, découvrir les secrets de leurs enfances et ainsi, éviter que le monstre en Johann ne prenne le dessus et provoque un vrai massacre.

Un thriller haletant avec une intrigue très riche en rebondissements. Naoki Urasawa sait vraiment construire des histoires palpitantes qu’il est difficile de lâcher une fois qu’on les a commencé. Son dessin est toujours aussi bon et réussi à faire passer aux lecteurs, l’émotion de ses personnages. Même si l’histoire est très noire, ses personnages principaux gardent un part d’humanité et d’espoir ce qui est, je pense, le message de l’auteur.

Un petit regret toutefois à propos de l’édition, les pages qui auraient dues être en couleurs ont été éditées en noir et blanc. C’est dommage car j’aurais voulu voir la façon dont Urasawa met en couleur son manga.
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21:16 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : manga |

12 septembre 2011

Yotsuba

mangaYotsuba de Kiyohiko Azuma paru en 2006 chez Kurokawa (9 volumes à ce jour).

Yotsuba est une petite fille de 6 ans qui emménage en ville avec son père. Avec sa façon si particulière  d’être, à la fois espiègle et naïve, elle réussit à séduire la famille qui habite à côté de chez elle et s’incruste comme seuls peuvent le faire les enfants pleins de vie. On suit dons les petites aventures du quotidien de Yotsuba qui découvre la ville pour la première fois.

Ce sont des histoires drôles, tendres, qui sonnent toujours justes. Cette série de manga est un vrai délice qui ravira les adultes comme les enfants. Je l’ai d’ailleurs conseillé à un jeune lecteur dont la maman est lectrice de mangas, genre qui ne l’intéressait pas du tout ! Et bien, il a adoré. C’est qu’on rigole bien en lisant Yotsuba !

D’un point de vue graphique, je trouve cela épatant. Les décors sont très réalistes, on ressent bien l’atmosphère des lieux, le climat, l’ambiance et les mimiques de la petite facétieuse qui elle, est dessiné dans un style plus comique, sont à croquer.

Faites-vous plaisir et faites plaisir à vos enfants : lisez Yotsuba !

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08:18 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : manga |

16 juin 2010

Seizon life

Seizon life.jpgSeizon life de Nobuyuki Fukumoto et Kaiji Kawaguchi paru en 2005 chez Panini Manga (3 volumes).

Takeda est un homme d’âge mûr. Il est veuf. Sa femme est morte d’un cancer et sa fille a disparu depuis 14 ans. Il apprend qu’il souffre d’un cancer. Il est en phase terminale, il ne lui reste plus que six mois à un an à vivre. N’ayant plus rien qui le retient, il prépare son suicide quand un coup de fil l’interrompt. La police vient de retrouver un squelette, il s’agit de sa fille adolescente, Sawako.

La prescription pour meurtre est de 15 ans, il ne reste plus que six mois pour retrouver l’assassin de sa fille. Takeda se décide alors à se lancer à la poursuite du criminel, essayant de refaire le même parcours que sa fille mais tant de temps est passé que cela s’avère ardu voire impossible.

Cette enquête va peu à peu le rapprocher de sa fille défunte et il va prendre conscience avec regrets qu’il n’a pas été assez présent pour elle, qu’en voulant lui laisser de l’intimité, en la laissant vivre sa vie sans chercher à s’y intéresser, il s’en est lui-même exclu.

Un manga policier à l’intrigue aussi captivante qu’émouvante. En voulant retrouver le meurtrier de sa fille, Takeda essaye de compenser son absence et son indifférence au quotidien auprès d’elle quand elle était vivante. C’est dans cette quête du tueur qu’il prend la pleine mesure de son amour pour sa fille. D’homme pudique et distant, il devient entêté et rongé par un désir de vengeance.

Le trait réaliste et expressif de Kawaguchi se met parfaitement au service du scénario de Fukumoto. Certaines planches ont peu ou pas de dialogue, le dessin seul se suffit à lui-même et raconte l’histoire bien mieux que ne le feraient des dialogues abondants. Les personnages ont des personnalités bien campées et leurs visages laissent transparaître un large éventail d’émotions.
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02 mai 2010

Complément affectif

Complément affectif.jpgComplément affectif de Mari Okazaki paru en 2006 chez Delcourt « Jôhin » (8 volumes à ce jour).

Minami Fuji, 27 ans, travaille comme créative dans une agence de pub. Elle a un petit-ami qu’elle voit très peu, préférant s’absorber complètement dans son travail. Son petit-ami rompt, ne trouvant pas sa place dans la vie très occupée de Minami. La voici donc célibataire après sept ans de vie en couple. La solitude lui pèse tellement qu’elle ne vit plus que par son travail. Elle commence alors à fréquenter des collègues de bureau en espérant trouver l’amour car c’est avant tout une grande romantique.

Une histoire touchante et amusante sur les (més)aventures amoureuses d’une presque trentenaire. Cela semble un peu futile et léger à première vue mais l’auteur tient à évoquer le monde du travail et la difficulté pour les femmes japonaises d’y faire leurs preuves. Pour l’auteur, il est presque impossible de concilier vie amoureuse et réussite professionnelle. Mari Okazaki dessine des personnages féminins gracieux et peut-être un peu trop filiformes. Les personnages ont ces grands yeux expressifs qui peuvent rebuter certains lecteurs mais l’ensemble de son trait a beaucoup d’élégance tout en jouant parfois sur la note humoristique en déformant un peu les visages ou les attitudes de ces personnages.
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C’est l’équivalant en manga d’une comédie romantique ou d’une chick lit’. En somme une lecture divertissante aux personnages attachants.
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17 avril 2010

Une sacrée mamie

Une sacrée mamie.jpgUne sacrée mamie de Saburô Ishikawa, adapté du roman autobiographique de Yoshichi Shimada, paru en 2009 chez Delcourt « Ginkgo » (5 volumes à ce jour).

En 1958 à Hiroshima, Akihiro vit avec sa mère et son frère aîné. Ne pouvant élever deux enfants dans une ville encore sous le choc de la bombe atomique de 1945, la mère d’Akihiro l’envoie chez sa grand-mère à la campagne. C’est, pour le petit garçon toujours fourré dans les jupes de sa mère, un vrai coup dur : il quitte brutalement son environnement familier pour habiter dans un lieu qu’il ne connaît pas et chez une personne qui ne l’a vu que bébé. Sa grand-mère vit dans une masure au bord d’une rivière et apparaît tout d’abord peu sympathique. Le petit garçon doit s’adapter à cette vie besogneuse où l’on ne mange pas toujours à sa faim et où participer aux tâches ménagères n’est pas en option. Malgré tout, Akihiro et sa grand-mère développe un lien profond car sir la vie est laborieuse, l’amour et la tendresse y tiennent une grande place.

On découvre dans ce manga attendrissant et drôle qui enchantera les lecteurs de tous âges une grand-mère aussi philosophe que débrouillarde, toujours prête à rendre service à son prochain même si cela signifie avoir à se priver un peu plus.
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05 avril 2010

Gen d’Hiroshima

Gen d'Hiroshima.jpgGen d’Hiroshima de Keiji Nakazawa paru en 2007 chez Vertige Graphic (6 volumes à ce jour, en cours de réédition).

Gen mène une vie difficile mais assez joyeuse au sein de sa famille avec ses frères Shinji, Akira et Koji et sa sœur, Eiko ainsi que son père et sa mère. Ils sont assez pauvres et trouver de quoi se nourrir est un défit de tous les jours dans ce Japon en guerre.

Le père de Gen se fait remarquer comme pacifiste, ce que les autorités considèrent comme de la trahison envers le pays. C’est à ce moment là, quand le père se fait arrêté et torturé par la police, que la vie de la famille s’aggrave sérieusement. Ils subissent alors des humiliations et des injures de la part de leurs voisins. Nous sommes à Hiroshima en avril 1945. Quatre mois avant que la bombe atomique ne détruise la ville et décime ses habitants.

De la famille, ne subsistera que Gen, sa mère enceinte, Koji parti s’engager dans l’armée pour redorer l’image familiale auprès des voisins et Akira, envoyé à la campagne pour le protéger des attaques aériennes des Américains. Peu à peu, les survivants de la bombe s’organisent pour survivre mais le mal mystérieux qui les a frappé les tuent parfois plusieurs semaines après. La honte s’abat sur les rescapés qui sont souvent défigurés par des brûlures causées pas les radiations. Ces gens ne peuvent même pas trouver refuge dans les communes avoisinant Hiroshima car ils sont traités comme des pestiférés et chassés de village en village.

C’est dans ces conditions que Gen va devoir abandonner son enfance et mûrir vite, très vite pour essayer de protéger ce qui reste de sa famille. Mais Gen sera vite révolté par le peu d’entraide de la population épargnée et sera révulsé par l’opportunisme de certains « va-t-en-guerre » qui, une fois la reddition du Japon signée, se posent en pacifistes de la première heure. La région vit alors dans le chaos et la vie est d’une dureté inimaginable.

Ce manga est particulièrement éprouvant à lire. Les situations décrites, les dessins marquent durablement le lecteur. Cette histoire est d’autant plus puissante que l’auteur est lui-même un survivant de la bombe, il avait 6 ans à l’époque.

Le style du dessin peut déroutes les lecteurs habitués aux mangas contemporains mais il est bon de rappeler qu’il date des années 60. Gen d’Hiroshima est une œuvre très importante dans l’histoire du manga mais est aussi une œuvre à lire absolument pour essayer de comprendre la vie des habitants avant et après la bombe atomique.
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08:15 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : manga |