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31 juillet 2010

Un homme trop charmant

Un homme trop charmant.jpgUn homme trop charmant de Marian Keyes paru en 2010 chez Pocket.

À Dublin, Lola, Grace et sa sœur jumelle Marnie apprennent que Paddy de Courcy va épouser Alicia Thornton.

Le choc est rude pour Lola, styliste à la mode chez les dames de la haute bourgeoisie dublinoise. Elle qui pensait que sa relation avec Paddy était exclusive mais en y repensant, elle se rend compte qu’il a toujours tout fait pour cacher leur liaison.

Marnie est mère de deux enfants, épouse d’un homme charmant, se remémore sa passion intense pour Paddy lors de sa jeunesse.

Grace, journaliste, va tout faire pour étaler au grand jour la vraie personnalité de cet homme.
Mais qui est donc Paddy de Courcy ? C’est un homme politique en vogue, apprécié de la gente féminine qui le trouve irrésistible tellement son charisme est puissant.

Chacune de ces trois femmes va évoquer son quotidien en revenant peu à peu sur leur relation avec Paddy et là, le portrait de cet homme si charmant se fissure jusqu’à l’explosion.

J’ai le chic en ce moment pour tomber sur de la chick lit’ qui n’en ai pas vraiment et là, je dois reconnaître que Marian Keyes s’est surpassée ! Attention, je ne dis pas que je suis déçue, loin de là, mais la couverture de ce roman et, surtout, sa quatrième de couverture sont trompeurs.

Nous ne sommes pas dans une comédie romantique où l’on suit l’histoire d’une fashion victime qui se ruine pour des Manolo Blahnik. Si on trouve de l’humour et du romantisme, le chemin pour y parvenir est plutôt rude. Paddy de Courcy est un personnage exécrable. Bon, là, on pourrait croire que c’est une histoire de trois femmes pour un homme, il y en a une de trop, des répliques hilarantes, un peu de libertinage et tout finit bien…

Ça c’est ce que laisse supposer le commentaire de la ou du journaliste de Modes et Travaux dont une citation se trouve sur la quatrième de couverture : « Un croustillant marivaudage à l’anglaise ». Cette personne a dû trop sniffer de paillettes car : 1) le roman est irlandais et 2) comment peut-on parler de marivaudage quand le sujet principal du roman est la violence faite aux femmes (violence physique et/ou psychologique). Car Paddy de Courcy est un monstre, un manipulateur sans scrupule qui ne prend son pied que quand il anéanti une femme. Bon là, j’ai sévèrement douché l’enthousiasme de mes consœurs aficionadas de chick lit’…

Malgré tout, n'hésitez pas à lire ce roman, certes, il y a quelques passages difficiles car le sujet est révoltant mais étrangement, j’ai beaucoup rit en lisant certaines parties quand j’ai été émue à d’autres en colère souvent, écœurée parfois mais à la fin, ravie de voir ces femmes se soutenir, se relever et retrouver leur dignité en affrontant leur bourreau.
I Chase Small Miracles.jpg
I Chase Small Miracles. (Listening to Suede) de Alice Swanson

04:49 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : littérature irlandaise, chick lit, marian keyes |

07 mai 2010

Réponds, si tu m’entends

Réponds si tu m'entends.jpgRéponds, si tu m’entends de Marian Keyes paru en 2009 chez Pocket.

Anna Walsh, la trentaine, habitant à New York, ayant le « Meilleur Boulot du Monde » pour une agence de pub qui se charge de cosmétique – ça veut dire des produits gratuits à tire-larigot – se retrouve à Dublin, dans la maison de ses parents, dans ce qui fut leur salle à manger, aménagée pour le moment en chambre de malade.

Anna a eu un terrible accident de voiture (bras casé, rotule démise, ongles de la main arrachée, balafre sur le visage). Dans cette pièce où elle est abrutie par les médicaments, elle se remémore les évènements qui l’ont ramenée dans son pays natal, l’Irlande.

Les choses avaient commencées doucement, un emploi de relations publiques à Dublin, l’envie de s’exiler aux États-Unis avec une amie, un appartement riquiqui et hors de prix, un emploi décroché miraculeusement dans une grande agence de pub, des histoires d’amour assez peu satisfaisantes jusqu’à sa rencontre avec Aidan Maddox. Là, les évènements s’accélèrent. Aidan lui propose rapidement de l’épouser et ils emménagent ensemble. Sa vie lui semble parfaite mais l’accident fait tout dérailler.

Dans cette pièce à Dublin, elle essaye en vain de contacter Aidan et décide de retourner à New York pour se lancer à sa recherche. Une fois à New York, elle reprend sa vie d’avant l’accident. Mais le pourra-t-elle seulement ? Car Anna est en plein déni. Aidan est mort. Elle est désormais veuve. Aidée par ses amis, elle réalise peu à peu que son époux est décédé mais ne peux s’empêcher en même temps de chercher à communiquer avec le défunt. Commence alors la traque du bon médium, quelqu’un d’honnête qui communique avec les morts pour avoir la réponse à la grande question : où est Aidan ?

Une chick lit’ à la fois amusante et triste, sur un sujet difficile, le deuil. Marian Keyes a cette particularité de savoir avec brio entremêler des histoires assez dures tout en gardant le ton léger propre à la comédie romantique.

Dans ce roman, j'ai retrouvé avec plaisir les membres de la famille Walsh qui apparaissent dans ses romans précédents. Dans Les Vacances de Rachel, nous suivions la lutte d’une des sœurs aînées de la famille contre ses addictions et dans Chez les anges, Maggie, son aînée, une femme au foyer au profil de « Desperate Housewife », licenciée et trompée par son mari, décide de fuir à Los Angeles et reprend goût à la vie dans la capitale du cinéma et des paillettes.
Queen of pain.jpg
Queen of pain de Camilla Ferrari.

07:02 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature irlandaise, chick lit, marian keyes |