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16 janvier 2008

La Physique des catastrophes

517b4a757b89ef94af31efa52c842d69.jpgLa Physique des catastrophes de Marisha Pessl paru en 2007 chez Gallimard.

Sans faire de mauvais jeux de mots sur le titre de ce roman, je dois reconnaître que je l’ai frôlé, la catastrophe.

J’ai commencé cet ouvrage très enthousiaste, le thème me plaisait (la vie d’une ado américaine) et il était encensé par la critique qui vantait les mérites de cette jeune auteur dont c’est le premier roman. Point positif en plus, le nombre de pages, puisque, quitte à en choquer quelques uns, je ne lis rien en dessous de 250 pages. Alors là, pensez donc, près de 600 pages au compteur, je trouvais ça parfait !

Mais ça c’était avant que je le commence… En résumé je dirais que c’est long, bien trop long. Presque à la limite du verbiage. Certes Marisha Pessl est douée, le style est plutôt innovant et j’ai beaucoup aimé certaines métaphores particulièrement originales et l’ajout dans le roman de dessins de l’héroïne :

« Malgré l’enthousiasme de Hannah, je trouvai ce lieu fade et sans intérêt, surtout après la majesté d’Abram’s Peak. Sugartop Summit se limitait à une clairière ronde flanquée de pins miteux, où trônait un récent feu de camp noir avec quelques bûches consumées, aux extrémités grises et cendreuses comme la truffe d’un vieux chien. Sur la droite, derrière un éboulis, se dressait une saillie rocheuse d’où l’on pouvait observer, comme par une porte entrebâillée, une chaîne de montagnes rougeâtre assoupie sous un couvre-lit de brouillard. Le soleil s’était tari. De l’orange et du jaune bavaient sur l’horizon. »

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Mais le roman ne commence seulement vers la 400ème page. Je comprend bien, qu’avant, elle a souhaité mettre en place le décor et les personnages... or ces derniers sont particulièrement antipathiques. On ne finit par éprouver un chouïa d’empathie pour Bleue van Meer quand celle-ci découvre sa prof pendue dans les bois et quand quelques temps plus tard, son père disparaît.

Je suis donc un peu déçue même si je ne regrette pas de m’être acharnée sur ce roman pour en connaître l’épilogue.

07:05 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : littérature américaine, marisha pessl |