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12 juillet 2013

L’Homme de l’ombre

littérature britannique,thriller,robert harris,cinémaL’Homme de l’ombre de Robert Harris paru en 2007 chez Plon (existe aussi en poche).

Le narrateur est très surpris quand on lui propose de rédiger les mémoires de l’ancien premier ministre anglais, Adam Lang, en remplacement de son biographe officiel qui s’est noyé. Après tout, il n’a écrit jusqu’ici que des autobiographies de stars et de footballeurs, il ne connait rien à la politique.

Mais le salaire qu’on lui propose est difficile à refuser pour un écrivain de l’ombre comme lui. Il accepte donc de s’envoler pour l’île de Martha’s Vineyard aux États-Unis pour rencontrer Lang et réécrire le manuscrit de McAra qui est, à ses yeux de nègre professionnel, purement catastrophique tellement il est ennuyeux. Son travail va être compliqué par plusieurs polémiques car Lang est accusé d’être à la botte des États-Unis, d’avoir livré à la CIA des citoyens britanniques soupçonnés de terrorisme, ces derniers ont été torturés et un en est mort.

Lang est plus que sur la sellette, il est sous le coup d’une enquête pour crimes de guerre par le Tribunal International. Une chance pour lui que les États-Unis ne reconnait pas le Tribunal Pénal International et ne procède donc à aucune extradition si jamais Lang venait à être inculpé ! L’écrivain est vite charmé par la personnalité de l’ex-premier ministre mais des incohérences dans sa biographie et le mystère autour du supposé suicide de McAra font qu’il se sent obligé de creuser un peu et découvre des secrets particulièrement dangereux.

Ce roman a été adapté au cinéma en 2010 sous le titre The Ghost Writer par Roman Polanski avec Ewan McGregor, Pierce Brosnan et Kim Cattrall dont voici la bande-annonce :

 
Un très bon roman de Robert Harris, écrivain dont les œuvres me plaisent toujours beaucoup. Harris s’est clairement inspiré de la politique contemporaine pour écrire son roman, Adam Lang apparait vite comme le double littéraire de Tony Blair et on perçoit rapidement que l’auteur n’apprécie pas la politique étrangère mené par son pays après le 11 septembre.

En se servant de faits réels que l’on a tous lu dans les journaux, il construit une intrigue intéressante qui se lit rapidement.

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17:04 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, thriller, robert harris, cinéma |

17 février 2007

Tous les chemins mènent à Rome

medium_Imperium.jpgImperium de Robert Harris paru en 2006 chez Plon

Il s’agit d’un roman historique fascinant sur la vie de Cicéron racontée par son esclave Tiron qui est aussi son secrétaire particulier. L’auteur nous montre le parcours de Cicéron de simple avocat parti de rien (un handicap à Rome) vers les plus hautes sphère du pouvoir.

Le roman est écrit à la première personne ce qui implique quelques répétitions mais qui rendent le discours naturel, on a vraiment l’impression de lire la biographie que Tiron est supposé avoir écrit d’après Plutarque mais qui n’a jamais été retrouvée. Il est bien sûr passionnant de découvrir ces personnages dont j’ai croisé les bustes en tant qu’étudiante en histoire de l’art ou que l’on connaît grâce aux péplums. Mais à travers ce récit, Robert Harris évoque la politique telle que nous la connaissons aujourd’hui sous le nom de Realpolitik soit, la politique pragmatique. En effet, Cicéron était un homme très très doué, un magnifique orateur et un brillant avocat mais il a dû s’associer avec des hommes moins recommandables pour parvenir au pouvoir. C’est un homme avec des principes moraux mais dans certaines circonstances, il apporte de l’aide à des hommes qu’il méprise ou dont il se méfie bref, rien de bien nouveau sous le soleil de la politique surtout en cette période préélectorale que nous vivons !

Voici d’ailleurs un petit passage du roman qui me rappelle furieusement notre situation actuelle :

« […] Cicéron put me dicter les mots qu’il voulait mettre dans la bouche de Pompée. Il n’avait jamais écrit de discours pour quelqu’un d’autre, et ce fut une expérience très particulière. De nos jours, bien sûr, la plupart des sénateurs emploient un esclave ou deux à la rédaction de leurs discours. J’ai même entendu dire que certains n’ont aucune idée de ce qu’ils vont dire avant de voir le texte posé devant eux ; que ces hommes puissent prétendre au titre d’hommes d’État me désespère. Cicéron se découvrit un vrai goût pour composer des textes pour les autres. Cela l’amusait d’inventer les phrases qu’auraient dû prononcer les grands hommes si seulement ils en avaient eu l’intelligence […]. »

À propos de Tiron, l’esclave de Cicéron, il a mis au point un système d’écriture abrégée de 1 100 signes qui est à la base de la sténographie moderne. Il serait également l’inventeur de l’esperluette (ce signe là : &). Voici un exemple de notes tironiennes :

medium_Steno_Tiron.jpg

Et comme c'est toujours sympa de voir à quoi ressemblent les protagonistes d'un roman, voici une succession de portraits...

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Marcus Tullius Cicero, Cicéron (106-43 av. J.-C.)

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Fresque de Cesare Maccari, Cicéron démasquant Catilina, 1882-1888

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Lucius Sergius Catilina (108-62 av. J.-C.)

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Gnaeus Pompeius Magnus, Pompée le Grand (106-48 av. J.-C.)

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Marcus Licinius Crassus (115-53 av. J.-C.)


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Caius Iulius Caesar IV, Jules César (100-44 av. J.-C.)

15:40 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, roman historique, robert harris |