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29 septembre 2015

Snowblind

littérature américaine,roman fantastique,Christopher GoldenSnowblind de Christopher Golden paru en 2014 chez Bragelonne.
 
Un blizzard se lève sur Coventry, une petite ville de Nouvelle-Angleterre. Ce blizzard est d’une violence rare et malheur à celui qui s’aventure à l’extérieur par ce temps. Car un danger se cache au cœur de la tempête de neige… Plusieurs personnes trouveront la mort cette nuit-là.
 
Douze ans plus tard, un autre blizzard s’apprête à frapper la ville, les habitants sont nerveux, ils n’ont pas oublié les événements dramatiques qui ont eu lieu autrefois. Mais dans cette tempête, les monstres qui s’y cachent ne sont pas revenus seuls, les fantômes des disparus refont surface.
 
Le résumé de ce roman m’a tout de suite accroché. L’auteur, que je ne connaissais pas, et apparemment un spécialiste de l’horreur et du suspense. Je dois dire que je suis déçue car ce roman ne fait pas frémir… L’ensemble laisse un goût d’inachevé et j’ai dû me forcer pour arriver à la fin.
 
Christopher Golden a multiplié les protagonistes de cette petite ville dans l’espoir, sûrement, d’écrire un roman à la Stephen King mais le résultat est assez insipide et les personnages ne sont pas assez développés pour donner un peu de corps à ce roman. Golden utilise beaucoup les dialogues dans une tentative de rythmer l’ensemble mais cela reste assez plat.
 
Donc je ne pense pas lire d’autres romans de cet auteur et vais probablement oublier très vite les habitants de Coventry.
 
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23:12 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature américaine, roman fantastique, christopher golden |

16 septembre 2015

Tu as beaucoup changé, Alison

littérature américaine,roman fantastique,peter straubTu as beaucoup changé, Alison de Peter Straub paru en 2008 chez Le Livre de Poche.
 
1955, Alison et Miles sont adolescents et cousins. Ils passent l’été dans le Wisconsin, dans leur famille maternelle. Miles est un jeune garçon un peu timoré devant sa cousine, d’un an plus âgée. Il l’adore et voit en elle son âme-sœur. À côté de ça, il fait les quatre cent coups dans le village multipliant les petits larcins et les blagues bêtes. Alison a mauvaise réputation, pour les villageois, c’est une aguicheuse aux mœurs libérées. Ils se promettent de se revoir vingt ans plus tard au même endroit.
 
1975, Miles doit finir sa thèse et pour honorer sa promesse, retourne sur le lieu de ses vacances d’adolescent. L’accueil dans le village est froid voire hostile car les habitants n’ont pas oublié un certain soir d’été vingt ans plus tôt où Alison a été violée et assassinée. Miles est toujours considéré comme le coupable même si pour étouffer l’affaire, le meurtre a été classé comme accident.
 
La disparition d’une adolescente et son meurtre attise les rancœurs contre Miles et bientôt la foule a soif de vengeance. Mais Miles sait que ce n’est pas lui qui a tué sa cousine et plutôt que de finir sa thèse, il va essayer, malgré l’hostilité, de résoudre cette affaire et peut-être que par la même occasion de découvrir qui assassine des jeunes filles depuis le retour de Miles au village.
 
L’ambiance de ce roman est étouffante et inquiétante. On n’a qu’une envie, hurler au personnage principal de s’enfuir à toutes jambes tant la tension est palpable et dérangeante dans ce village aux habitants étriqués. J’ai toutefois été décontenancée par l’intrigue assez lente où le fantastique n’apparaît que par petite touche là où je pensais qu’il serait plus tangible.
 
Si l’auteur a voulu faire passer le malaise que ressent Miles tout au long du roman, c’est réussi même si je ne peux pas dire que je sorte de cette lecture enchantée tant le rythme et l’atmosphère m’ont plombé le moral…
 
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04:35 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature américaine, roman fantastique, peter straub |

29 août 2015

Derniers jours

littérature britannique,roman fantastique,adam nevillDerniers jours d’Adam Nevill paru en 2014 chez Bragelonne.
 
Kyle Freeman est documentariste. Avec son cameraman Dan Harvey, ils ont l’habitude de travailler avec un budget très serré sur une période de temps très courte, c’est ce que l’on appelle le cinéma guérilla. Malheureusement, même si ses films ont été reconnus par la critique, Kyle se retrouve dans une situation financière délicate.
 
C’est pourquoi l’offre de Max Solomon va lui sembler un cadeau du ciel ! Certes le tournage est dense, onze jours seulement ; certes le planning est déjà prévu, pas de temps pour faire des repérages et Kyle ne choisit pas totalement l’angle de son sujet. Mais malgré tout ça, il reçoit 100 000 livres et il a le contrôle créatif. C’est une chance inespérée pour lui.
 
Ce Monsieur Solomon qui, jusqu’ici avait fait fortune dans les livres et les vidéos de développement personnels, souhaite que Kyle tourne un documentaire sur une secte créée par un gourou qui se faisait appeler sœur Katherine. Les membres de cette secte sont morts dans les années 70 aux États-Unis mais d’anciens adeptes clament qu’elle pouvait entrer en contact avec des esprits.
 
Kyle et Dan commencent par interroger une des premières adeptes lorsque la secte était encore en Grande-Bretagne et des événements étranges vont rapidement se manifester car tous les lieux où cette secte s’est établie sont manifestement hanté. Mais Kyle et Dan doivent se dépêcher car les anciens adeptes meurent rapidement dans des circonstances troublantes.
 
De livre en livre, Adam Nevill commence a vraiment développer un style et des sujets qui lui sont propres. L’idée de la secte est brillante et l’intrigue est riche et palpitante. Les phénomènes paranormaux s’accumulent pour atteindre un final que j’ai trouvé parfait. Beaucoup de frisson et un peu de gore : un bon cocktail pour ce roman de genre d’un auteur qui va bientôt devenir un incontournable dans la littérature fantastique contemporaine !
 
Vivement que tous ses romans soient traduits…
 
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18:14 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, roman fantastique, adam nevill |

23 juillet 2015

Sumerki

littérature russe,roman fantastique,Dmitry GlukhovskySumerki de Dmitry Glukhovsky paru en 2014 chez L’Atalante.
 
Sumerki veut dire « crépuscule » en alphabet russe latinisé. Le crépuscule est effectivement omniprésent dans ce roman dont l’action se déroule à Moscou.
 
Dmitry Alexeïevitch est un traducteur d’anglais et de français qui vivote en traduisant de bien inintéressantes notices techniques. Il a une vie réglée, très rangée, c’est un homme d’habitude qui, poussée par le besoin, va les bouleverser. À son agence de traduction qui lui confie tous ses travaux, il n’y a aucun texte en anglais ou en français à traduire en russe. Mais Dmitry pense à ses factures qu’il faut honorer, même s’il n’a pas de gros besoins. Quand l’employé lui demande s’il pourrait traduire de l’espagnol car le traducteur de cette langue lui a fait faux bond après avoir commencé à travailler sur un texte, Dmitry qui a étudié l’espagnol à la fac et n’a pas réellement pratiqué cette langue accepte, y voyant son salut.
 
Arrivé chez lui, il découvre que contrairement à ses commandes précédentes, il ne s’agit pas d’une notice mais d’un texte ancien écrit sur du parchemin datant du 16ème siècle. C’est le compte-rendu d’une expédition dans la jungle du Yucatán au Mexique d’un conquistador espagnol chargé de récupérer des codex mayas pour les amener à Diego de Landa qui se chargera de les détruire dans un autodafé pour être sûr que les Mayas ne puissent plus se référer à leur religion ancestrale et imposer ainsi la toute-puissance de l’église catholique. Dmitry ne traduit à chaque fois qu’un seul chapitre du récit, le commanditaire ne les laissant qu’aux compte-gouttes à l’agence de traduction. Dmitry est frustré car il se passionne vite pour le sujet. Il s’investit totalement dans cette traduction et découvre la culture maya qui le fascine.
 
Puis les choses dérapent… L’employé de l’agence lui apprend que le traducteur d’espagnol à qui il avait confié le premier chapitre du manuscrit a été assassiné,  puis l’employé de l’agence est retrouvé mort. Des phénomènes étranges pénètrent la vie casanière de Dmitry et celui-ci n’arrive plus à savoir s’il devient fou et hallucine ou si le surnaturel qui baigne le texte du conquistador n’a pas été réveillé par son travail de traduction…
 
Magnifique roman où le réel et le fantastique s’entremêlent tellement, que le lecteur se met à douter à l’unisson du narrateur, Dmitry. L’auteur a un style très imagé et a su rendre son intrigue ou plutôt ses intrigues palpitantes. Le lecteur suit deux récits, celui du conquistador et celui de Dmitry au moment où il lit le compte-rendu du conquistador. Peu à peu le réel semble s’effacer et laisse place à un monde fantasmagorique.
 
La conclusion de l’histoire est particulièrement réussie et permet de terminer ce roman en s’exclamant devant le talent de l’auteur. C’est une très belle découverte que ce roman et surtout cet auteur !
 
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08:32 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature russe, roman fantastique, dmitry glukhovsky |

22 avril 2015

Le Rituel

littérature britannique,roman fantastique,adam nevillLe Rituel de Adam Nevill paru en 2013 chez Bragelonne.
 
Luke, Hutch, Phil et Dom ont tous la trentaine et se connaissent depuis l’Université. Quelques mois plus tôt, au mariage de Hutch, ils décident de faire une randonnée en Suède. Luke et Hutch en font souvent alors que Phil et Dom auraient préféré des vacances plus luxueuses à l’étranger car leurs finances leurs permettent ce genre de voyage. Phil et Dom ne sont d’ailleurs absolument pas préparés à une excursion d’une semaine de ce type ni de par leur équipement ni même physiquement. Rien d’étonnant donc à ce que dès la première journée, Dom se foule le genou.
 
Hutch, qui dirige le groupe, décide de changer leur itinéraire et de prendre un raccourci par la forêt du parc national. Au moins, ils seront à l’abri du crachin qui ne cesse de tomber depuis leur départ. Les quatre amis crapahutent dans cette forêt qui est beaucoup plus dense qu’ils ne l’imaginaient quand ils tombent sur le corps d’un animal dépecé, accroché en hauteur dans un arbre. Le spectacle est effrayant et ils se perdent en conjecture sur la présence d’une carcasse disposée de telle façon dans une forêt en Europe !
 
Plus loin, alors que Phil et Dom sont littéralement épuisés par leur marche, ils aperçoivent une cahute dont ils forcent la porte pour être enfin au sec. À l’intérieur, ils découvrent de nombreux crucifix accrochés aux murs et dans le grenier une créature empaillée qui mélange les corps d’un bouc, d’un homme gigantesque et d’un taureau. La nuit alors qu’ils tentent de se reposer enfin, tous font un cauchemar très vivace où ils sont poursuivis par un prédateur immense et très rapide. Épouvantés par ce cauchemar qui ressemble à une transe, les quatre amis s’enfuient de la maison et suivent un chemin qui les mène à une ancienne église où des restes humains sont entassés. La décision est prise, ils camperont plus loin car la nuit tombe et Luke, le lendemain matin, partira seul pour aller chercher de l’aide.
 
Mais dans la nuit, Hutch est attaqué et est enlevé. Ils retrouveront son corps non loin de là, accroché dans un arbre… Maintenant, les trois survivants n’ont plus qu’une idée en tête, s’échapper le plus vite possible de cette forêt qui abrite un monstre bien décidé à jouer avec ses proies avant de les achever !
 
J’avais été assez déçu par le précédent roman d’Adam Nevill, Appartement 16, que je trouvais pas très original. Ici, rien de tout cela : aucun ennui, de l’action, des personnages plus fouillés et un rebondissement inattendu m’ont enchanté ! L’auteur a très bien rendu l’atmosphère inquiétante de cette forêt dans laquelle ils se perdent et l’angoisse qu’ils éprouvent lorsqu’ils se rendent compte qu’ils sont traqués.
 
Les attitudes des personnages évoluent tout au long du livre : ils s’engueulent quand ils comprennent qu’ils sont perdus, les failles de chacun sont révélées au grand jour et se soutiennent dans l’adversité allant jusqu’au bout d’eux même.
 
C’est un très bon roman que je recommande aux amateurs de lecture horrifique. Adam Nevill s’avère peut-être être un auteur de roman fantastique et d’horreur à retenir finalement !
 
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18 mars 2015

Les Reines de Kungahälla

littérature suédoise,roman fantastique,Selma LagerlöfLes Reines de Kungahälla de Selma Lagerlöf paru en 2013 chez Rivages.
 
Kungahälla est une ville de Norvège, cette ville fut le centre du pouvoir royal au Moyen-Âge mais aujourd’hui il n’en reste plus rien.
 
C’est à Kungahälla que Selma Lagerlöf invite le lecteur à suivre la trace de cinq reines mythiques ou réelles qui ont régné sur la Norvège et la Suède. Dans ces cinq nouvelles, on retrouve le style si particulier de l’auteur où le réel et le surnaturel se mélangent sans heurt, un peu comme dans le Réalisme magique des écrivains d’Amérique du Sud.
 
Ici la nature a une place très importante, elle accueille les hommes mais aussi les dieux et le petit peuple des fées, des trolls et des gnomes. Selma Lagerlöf décrit une époque où non seulement les hommes doivent affronter une nature sauvage mais aussi faire fuir le petit peuple par l’avancée du christianisme.
 
Comme toujours chez cette auteur, la poésie de l’écriture est à couper le souffle. C’est magnifiquement écrit, onirique et plein de sagesse. Je suis depuis de nombreuses années une fan inconditionnelle de Selma Lagerlöf. Pour moi, tout à commencer par un dessin animé japonais diffusé dans les années 80 dont voici le générique :
 
C’est en souvenir de l’émerveillement et la joie procurée par ce dessin animé que j’ai lu le roman dont c’est l’adaptation.
 
Après ça, c’était cuit ! J’étais accro à sa façon de raconter des histoires, son style, la puissance évocatrice de son écriture et je conseille fortement ses œuvres.
 
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18 décembre 2014

Ring

littérature japonaise,roman fantastique,science-fiction,Kôji SuzukiRing : l’intégrale de Kôji Suzuki paru en 2014 chez Pocket.
 
Kazuyuki Asakawa est journaliste. Il y a quelques jours, sa nièce est morte subitement d’une crise cardiaque alors que c’était jusqu’ici une adolescente en pleine santé. Prenant exceptionnellement le taxi pour rentrer chez lui, Asakawa écoute le chauffeur lui raconter comment un adolescent en mobylette est décédé brutalement à un feu rouge peu de temps avant.
 
Intrigué, Asakawa enquête et découvre que deux garçons et deux filles, dont sa nièce, sont morts d’une crise cardiaque au même moment. En remontant la piste, il apprend que ces quatre jeunes gens ont loué un chalet dans un camp de vacances. Là, il découvre une vidéo. Cette cassette a été vue par les quatre adolescents et cette vision les condamne à mort. Pour éviter de mourir, comme les avertit quelqu’un dans la cassette, ils doivent accomplir quelque chose mais Asakawa qui visionne cette cassette ne le saura pas car les adolescents ont effacé ce passage pour s’amuser.
 
Asakawa a alors une semaine pour essayer de reconstituer les instructions disparues s’il ne veut pas subir le même sort que sa nièce. Effrayé par le contenu de la vidéo, il en parle à un ami professeur d’université, Ryuji Takayama qui tient absolument à la voir. Ils se rendent compte alors que la vidéo n’a pas été filmée mais provient de l’esprit d’une personne défunte qui possédait un don paranormal très puissant. Asakawa et Takayama vont reconstituer la vie de Sadako Yamamura, la jeune médium qui est à l’origine de cette vidéo mystérieuse…
 
Ici sont regroupés trois romans de Kôji Suzuki consacré à Sadako Yamamura. Impossible de parler de Double Hélice et de La Boucle, les deux romans qui suivent Ring, sans dévoiler l’intrigue de ces romans qui m’a scotché ! Cet auteur mélange paranormal et science avec énormément de talent.
 
Les trois romans se suivent en créant une histoire très cohérente ! On retrouve des personnages de Ring dans Double Hélice et dans La Boucle mais à chaque fois l’auteur nous surprend et nous déstabilise car les théories échafaudées pendant la lecture du roman précédent s’effondre à la lecture du suivent !
 
J’avais entendu parler de l’adaptation cinématographique de Ring, un premier film réalisé en 1997 par Hideo Nakata dont voici la bande-annonce en version originale sous-titrée en anglais :
 
Ce film a aussi fait l’objet d’un remake américain en 2002 par Gore Verbinski dont voilà la bande-annonce en français :
 
Les deux films s’éloignent du livre original en féminisant le personnage principal et les suites n’ont rien à voir avec les deux romans qui suivent Ring. L’univers développé par Suzuki est mille fois plus intéressant qu’une banale histoire de fantôme comme le laisse suggérer ces films.
 
Cet auteur, que je ne connaissais absolument pas, est à mettre au niveau d’un Stephen King tant il maîtrise la narration et les personnages (même si, en dehors de Sadako, ses personnages féminins sont assez transparents et stéréotypés).
 
J’ai hâte de découvrir plus de livre de sa bibliographie et surtout de lire son dernier roman S où l’on retrouve Sadako Yamamura.
 
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06:50 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature japonaise, roman fantastique, science-fiction, kôji suzuki |