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29 mars 2008

Le Seigneur de Bombay

841913358.jpgLe Seigneur de Bombay de Vikram Chandra paru en 2008 chez Robert Laffont.

Les premiers mots qui viennent quand on termine ce roman c’est « Ouf ! Enfin… ». Car c’est vraiment un très gros roman, plus de 1 000 pages, ça a de quoi décourager. Mais ça serait dommage car c’est un roman passionnant et très dense.

Deux histoires se déroulent en parallèle tout au long du récit. Il y a d’abord celle de Sartaj Singh, un modeste inspecteur de Bombay. Il est sikh, divorcé et fils de policier. Sa route croise celle de Ganesh Gaitonde, un roi de la pègre. Celui-ci vit caché dans un bunker en plein cœur de Bombay alors qu’il est recherché par la police indienne. Sartaj est prévenu de sa présence par un informateur anonyme. Arrivé sur les lieux, il commence à discuter avec Ganesh par l’interphone en attendant le bulldozer qui permettra à la police d’investir le bunker. Une fois à l’intérieur, Sartaj découvre deux corps. Celui d’une femme et celui de Ganesh. Il a abattu cette femme avant de se suicider. Comme alors la deuxième histoire, celle de Ganesh. C’est le récit de son ascension dans le monde de la mafia de Bombay. Sartaj va enquêter sur les circonstances de la mort de Ganesh et essayer de répondre à cette question : pourquoi Gaitonde s’était-il construit un abri anti-atomique dans Bombay ?

Le roman évoque l’Inde sans faire de concession, on y voit la corruption qui gangrène les institutions, les trafics à tous les niveaux, les tensions religieuses, la pauvreté, la prostitution. On va des taudis de Bangladeshi aux appartements d’acteurs de Bollywood. C’est le portrait de l’Inde moderne mais Chandra revient également sur la partition de l’Inde et sur la conservation de pratiques féodales dans certaines provinces.

La lecture de ce livre est malgré tout ralentie par l’utilisation de nombreux termes en hindi, qui, certes, font « couleur locale » mais oblige à se reporter fréquemment – trop fréquemment – au (très) important glossaire situé en fin d’ouvrage. De plus, j’ai eu l’impression que, parfois, certaines notions étaient assez complexes pour quelqu’un qui ne connaît pas du tout la civilisation indienne et que, aussi captivant soit-il, ce roman embrouille un peu le lecteur.

07:04 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature indienne, roman policier, vikram chandra |